Selon un rapport du journal “Le Monde” publié lundi, le ministère français de la Défense a réduit ses exportations vers Israël au strict minimum.
À la fin du mois d’octobre dernier, mois qui a vu éclater la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, la France a suspendu l’exportation de composants entrant dans la fabrication d’obus d’artillerie. Le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, a nié les allégations selon lesquelles Paris aurait fourni des composants pour des munitions utilisées par l’armée israélienne pendant la guerre.
La France est le deuxième plus grand exportateur d’armes au monde en 2023, avec un total de 27 milliards d’euros, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm.
Les exportations françaises totales d’armes vers Tel Aviv entre 2013 et 2022 se sont élevées à environ 200 millions d’euros, selon les données du ministère français de la Défense, tandis que Paris est accusé de soutenir l’armée israélienne, qui utilise ses armes dans la guerre de Gaza.
Selon l’expert militaire français, Dominique Carayol, la décision française est un signe du succès du mouvement “Arrêter l’armement d’Israël” qui fait pression sur le gouvernement, qui craint maintenant d’être poursuivi devant les tribunaux internationaux à la suite des poursuites judiciaires engagées contre des entreprises britanniques et américaines.
Il déclare : “Ils ont lancé des manifestations sans précédent devant les sièges des entreprises d’armement comme Safran Défense et d’autres, pour pousser les travailleurs à refuser de travailler sur toute arme destinée à Israël”.