La France appelle la Chine à envoyer des “messages clairs” à Moscou concernant la guerre en Ukraine

La France appelle la Chine à envoyer des “messages clairs” à Moscou concernant la guerre en Ukraine

France – Chine – Diplomatie – La France a exhorté la Chine à envoyer des “messages clairs” à la Russie concernant la guerre qui dure depuis deux ans contre l’Ukraine, lors de la visite à Pékin du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Sijourné, lundi. Dans ce contexte, Sijourné a affirmé que “c’est essentiel pour nous, c’est pourquoi la France est déterminée à maintenir un dialogue étroit avec la Chine”, considérant que cette dernière pourrait jouer un “rôle clé” dans le respect du droit international.

Dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Sijourné, à Pékin lundi, la France a souligné qu’elle souhaite que la Chine envoie des “messages clairs” à la Russie concernant la guerre qui dure depuis deux ans contre l’Ukraine.

Il convient de noter que la France et la Chine travaillent à renforcer leurs relations bilatérales au cours des dernières années. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a salué lors de sa visite à Paris en février, la position “indépendante” du président Emmanuel Macron en matière de politique étrangère.

Dans le même temps, Paris cherche à faire pression sur Pékin dans le dossier des relations étroites avec Moscou, renforcées depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. La Chine affirme adopter une position neutre dans ce conflit, mais elle n’a pas échappé aux critiques des pays occidentaux alliés à Kiev, en raison de son absence de condamnation explicite de l’invasion russe.

En revanche, la France adopte récemment des positions plus fermes dans son soutien à l’Ukraine, culminant avec le rejet par Macron en février dernier de l’idée d’envoyer des forces occidentales en Ukraine.

Sijourné a déclaré lors de sa visite à Pékin lundi que son pays souhaite “que la Chine envoie des messages clairs à la Russie” concernant la guerre.

Lors d’une conférence de presse avec son homologue Wang Yi à Pékin, il a ajouté : “Nous sommes convaincus que la paix durable ne sera pas atteinte tant qu’elle ne sera pas négociée avec les Ukrainiens”, soulignant que “les Européens ne seront pas en sécurité tant qu’il n’y aura pas de paix selon le droit international”.

Il a insisté sur le fait que “c’est essentiel pour nous, c’est pourquoi la France est déterminée à maintenir un dialogue étroit avec la Chine”, considérant que cette dernière pourrait jouer un “rôle clé” dans le respect du droit international.

La visite de Sijourné à Pékin est la deuxième d’un ministre des Affaires étrangères français en six mois, après la visite de Catherine Colonna dans la capitale chinoise en novembre.

De même, Macron a visité la Chine en avril 2023, où il a été accueilli par une foule importante dans une université du sud du pays, mais il a également fait l’objet de critiques occidentales pour son rapprochement avec la Chine après avoir appelé l’Europe à ne pas être “subordonnée” aux États-Unis en cas de conflit entre la Chine et Taïwan.

La visite de Sijourné s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France. Il est prévu qu’il participe plus tard lundi à l’ouverture d’une exposition de près de 60 œuvres d’art et de précieux objets du Palais de Versailles, qui seront exposés au public jusqu’en juin.

“Réduire les risques” économiques Les efforts de Paris pour renforcer les relations avec Pékin interviennent à un moment où l’Union européenne cherche à réduire sa dépendance à l’égard de la Chine sur le plan économique.

Bruxelles parle de plus en plus ces derniers mois de sa politique économique envers la Chine, qui repose principalement sur “la réduction des risques”, en particulier après la pandémie de Covid et l’invasion russe de l’Ukraine.

Cette approche est moins stricte que “la déconnexion” que certains décideurs américains prônent en faveur de l’isolement de la Chine ou de la rupture des liens économiques avec elle.

Cependant, l’Union européenne considère la Chine comme un “partenaire” mais aussi comme un concurrent économique, selon un rapport publié le mois dernier par la Chambre de commerce européenne en Chine.

“Rééquilibrage économique” Lors de sa visite, Sijourné a contredit cette approche européenne en affirmant lundi que la séparation économique avec la Chine n’était pas envisagée, mais il a souligné la nécessité d’un “rééquilibrage économique” pour garantir que le commerce entre les deux parties soit “sain et durable”.

Wang Yi a exprimé “l’appréciation” de la Chine pour le rejet par Sijourné de l’idée de la déconnexion économique.

“Il est impossible de se séparer de la Chine, et se séparer de la Chine est le plus grand danger”, a-t-il déclaré, ajoutant : “Je pense qu’il a été prouvé, et il le sera toujours, que la Chine est une opportunité et non un risque pour l’Europe”.

Il a souligné que “les deux parties sont des partenaires et non des adversaires”.

Après sa réunion avec Wang Yi, le ministre français a rencontré le Premier ministre chinois Li Keqiang au Palais du Peuple.

Dans une déclaration avant sa rencontre avec Li Keqiang, il l’a appelé à discuter de “toutes ces situations mondiales qui déchirent et divisent le monde aujourd’hui. Je pense à la situation au Moyen-Orient mais aussi en Ukraine”.

Li Keqiang a déclaré : “Nos deux pays ont une longue histoire et une grande civilisation, en particulier avec l’esprit d’indépendance et d’indépendance… Cela explique le rapprochement naturel entre la Chine et la France”.

Stéphane Séjourné et son homologue chinois Wang Yi. Photo Sipa/AP/Pedro Pardo
Stéphane Séjourné et son homologue chinois Wang Yi. Photo Sipa/AP/Pedro Pardo

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