Affrontements violents entre groupes armés à Tripoli

Affrontements violents entre groupes armés à Tripoli

France – Libye – Des affrontements violents ont éclaté jeudi le 11 Avril soir, à Tripoli entre des groupes armés rivaux dans la capitale libyenne. Au milieu des célébrations de l’Aïd al-Fitr, les familles avec enfants ont été contraintes de fuir les parcs et cafés dans l’est et le sud de Tripoli.

Dans une scène qui se répète de temps à autre entre les groupes armés rivaux dans la capitale libyenne, des affrontements ont éclaté à Tripoli jeudi soir.

Les affrontements ont eu lieu entre des groupes armés de manière soudaine et ont duré environ une heure sans qu’on connaisse les raisons ni s’il y a eu des morts. Les affrontements ont été signalés dans des zones du centre de la capitale qui étaient bondées de personnes célébrant le deuxième jour de l’Aïd al-Fitr.

Un échange de tirs, en particulier avec des armes lourdes, a eu lieu entre des membres de la “police judiciaire” relevant de la Force de dissuasion qui contrôle l’est de Tripoli, et des membres de l'”Autorité de soutien à la stabilité” basée dans le quartier d’Abu Salim.

Selon les médias locaux, ces affrontements ont eu lieu après l’arrestation d’un membre des services de sécurité nationale à un poste de contrôle de la “police judiciaire”, qui à son tour avait arrêté des membres de la Force de dissuasion.

Des explosions ont été entendues à Tripoli, suivies de tirs nourris d’armes automatiques. Des familles avec enfants ont été contraintes de fuir les parcs et les cafés dans l’est et le sud de Tripoli, y compris l’autoroute de l’aéroport, la rue du chemin de fer au cœur de Tripoli, et les rues commerçantes de Jirbah et de l’Al Nofleen.

Le service d’ambulance et d’urgence du ministère de la Santé a appelé les habitants à s’éloigner des zones de tension.

Ces groupes armés ont émergé après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011 pour combler le vide sécuritaire en l’absence d’institutions d’État stables, et ne relèvent pas directement de l’autorité des ministères de l’Intérieur ou de la Défense, bien qu’ils soient financés par des fonds publics.

Leur présence à Tripoli est notable dans les ronds-points et les principaux carrefours, où leurs membres, souvent masqués, ont établi des barrages routiers et bloqué les routes avec des véhicules blindés équipés d’armes lourdes et légères.

Malgré l’annonce d’Emad Al-Tarabulusi, ministre de l’Intérieur du gouvernement d’unité nationale (basé à Tripoli et reconnu par les Nations unies) en février dernier, sur l’évacuation imminente de tous les groupes armés déployés à Tripoli, y compris la Force de dissuasion, cette décision semble être loin d’être réalisable compte tenu de leur influence et de leur supériorité sur les forces de sécurité gouvernementales.

AlJalyanews + France 24

(AP Photo/Yousef Murad) Les forces et les véhicules de l’armée libyenne sont stationnés dans une rue de la capitale du pays, Tripoli, le vendredi 22 juillet 2022.

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